Le français m’a tuer!


 


Don’t worry and don’t send angry comments pointing out that I should have used a past participle in –é (tué) instead of the infinitive tuer in the title of this post. If you studied French, you probably know that this type of mistake is one of the most frequent ones. This distinction seems to be a real nightmare for many people (native and non-native speakers alike). It’s also the title of a very recent book on French orthography which was published a few days ago in the series “Cahiers du CENTAL” edited by the Louvain-la-Neuve University Press. The various contributions focus on the different avenues which should be explored to improve the spelling skills of college students in the French-speaking world. Spelling and grammar are inextricably related in French and teachers who are confronted with essays and papers marred by spelling and grammar mistakes often no longer know how they should react.


 


Spelling issues are envisaged from different angles in this book. Pedagogical approaches are discussed, as well as the French spelling reform, or the spelling of compounds, to give only a few examples. New linguistic forms like “alternative” spellings used in text-messaging (SMS) systems are also discussed. The editors asked me to write a chapter for this book to discuss the new French spell-checker made available to Microsoft Office users, and more particularly to show how the French spelling reform and feminine job titles were implemented.


 


The title of my contribution reads as follows:


 


Rectifications orthographiques et féminisation des noms de métier: le nouveau correcteur orthographique français de Microsoft Office.


 


Here are the full references of the book:


 


“Le français m’a tuer”. Actes du colloque L’orthographe française à l’épreuve du supérieur.


Edités par Jean-Jacques Didier, Olivier Hambursin, Philippe Moreau, Michel Seron.


Louvain-La-Neuve : Presses Universitaires de Louvain (Cahiers du Cental 1), p. v-103.


ISBN : 2-87463-020-9


 



 


http://cental.fltr.ucl.ac.be/index.php?cat=15#livre2


 


Note that our French grammar checker flags the mistake in the title J.


 


Thierry Fontenelle


Microsoft Speech & Natural Language group


 


 


 

Comments (4)

  1. Jean-Christophe Helary says:

    "… m’a tuer" est devenu lié, en français de France à la phrase "Omar m’a tuer", inscription en lettres de sang retrouvée près du corps de Ghislaine Marchal, tuée de plusieurs coups de couteau dans sa villa de Mougins.

    C’est regrettable qu’un titre de livre fasse une référence même involontaire à cette affaire criminelle qui c’est vite transformée en procédure raciste pour comdamner un jardinier marocain, alors que la victime était une personne éduquée qui n’aurait jamais fait cette faute. Il aurait été souhaitable que votre vérificateur culturel vous indique les connotations de cette phrase.

    Cordialement.

  2. MSDN Archive says:

    Bonjour Jean-Christophe,

    Merci pour votre commentaire. Je n’ai pas été associé à la genèse du titre du livre « Le français m’a tué », j’y ai simplement contribué en en écrivant un chapitre à l’invitation des éditeurs (j’aurais dû ajouter qu’il s’agissait en fait des actes d’un colloque sur  L’orthographe française à l’épreuve du supérieur organisé dans les murs de l’Institut Libre Marie Haps à Bruxelles en 2005). Je ne peux donc pas parler ici au nom des éditeurs, qui enseignent dans cet Institut, mais je crois qu’il ne faut pas leur attribuer de mauvaises intentions. Cette faute de grammaire dans le titre du livre est évidemment volontaire et est en fait une allusion à la création de ce qui est devenu en quelques années une nouvelle expression idiomatique dans la langue française. Elle est évidemment liée à l’origine à la phrase « Omar m’a tuer », comme vous le soulignez, mais il est indéniable qu’elle s’est transformée en une structure (« X m’a tuer ») très fréquente, ainsi qu’une brève analyse de corpus récents ou des pages françaises de l’Internet le révèle. On ne compte plus les reprises de cette tournure et la variable X, qui remplace le mot Omar, peut prendre des formes très diverses : Internet m’a tuer, Raffarin m’a tuer, le supermarché m’a tuer, l’informatique m’a tuer, M6 m’a tuer, Léonard m’a tuer, Intel m’a tuer, Bill Gates m’a tuer, PayPal m’a tuer, Mandrake m’a tuer, le PDF m’a tuer, la constitution m’a tuer… Même Pierre Assouline y est allé de son « L’Académie m’a tuer » (http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2004/10/lacadmie_ma_tue.html). Le linguiste, dont l’objet d’étude est justement la langue telle qu’elle est utilisée, sera fasciné par ces manipulations structurelles et la création de ces nouvelles expressions… Je pense qu’il ne faut rien voir d’autre dans cette référence. Doit-on trouver regrettable que des centaines de milliers de personnes s’approprient cette structure linguistique et la manipulent ainsi ? Personnellement, je ne le pense pas. Ce n’est probablement pas très différent, mutatis mutandis, de la création d’un nouveau suffixe, -gate, qui trouve son origine dans le scandale du Watergate et que l’on retrouve maintenant même en français, comme le soulignait récemment Jean Véronis dans son analyse du Villepingate (http://aixtal.blogspot.com/2006/05/lexique-villepingate.html)… La langue est un organisme vivant, ne l’oublions pas… C’est ce qui en fait toute la beauté.

    Cordialement,

    Thierry Fontenelle [MSFT]

  3. pepe says:

    La révolusion de l’ortograf è komansé é èl se propaj rapidman… -> http://www.ortograf.net

  4. Je suis Joubert Michel, je viens d’ecrire un ouvrage, je suis a la recherche d’un organisation pour faire la correction pour moi.

    Si votre organisation pouvait m’aider sil vous plait e-mail moi a joubertmichel@yahoo.com.

    Merci d’avance,

    Joubert Michel