"Ted on Silverlight", et moi à Ted…


Ted Patrick est grosso-modo un de mes homologues chez Adobe. Il est Evangéliste sur les technos Flash et Flex. Ted commente le livre de Adam Nathan que je vous présentais justement dans mon précédent billet. Je vous laisse prendre connaissance du contenu intégral du billet de Ted.


Néanmoins, il réutilise l'argument classique en faveur de Flash et Flex, le voici (la mise en gras de certains passages est de moi) :



"It seems wrong for a first tier publisher like Sam's to completely ignore a fairly obvious fact that Adobe created 2 development paradigms Flex and Flash to span the market both targeting Adobe Flash Player. Flex 2 was designed from the ground up for developers and the runtime (Flash Player 9) is currently installed on over 93% of end users machines."


Ok, ok. Mais relisons ceci avec un peu d'attention et en prenant un minimum de recul.


Que 93% des machines tous OS confondus possèdent un player Flash est sans doute exact. Soit. Reste à vérifier que c'est bien de la version 9 de ce player qu'il s'agit, mais à la limite, admettons...


Que Flex 2 ait été conçu et désigné pour les développeurs, je vous fais confiance là dessus. Mais ça ne signifie rien.


Ce n'est pas parce que Flex 2 a été conçu pour les développeurs que ceux-ci vont se pencher sur la techno et les outils et vont l'adopter en masse.


On connait bien le phénomène chez nous aussi, la majorité des développeurs est - par exemple - très réticente à développer *dans* Office avec les outils tels que Visual Studio Tools for Office. Pourtant, c'est du pur .NET et c'est des purs scénarios de développeurs.


Du coup, si les développeurs n'adoptent pas Flex (je souligne le conditionnel) parce que ces environnements seraient trop teintés Flash et pas dignes d'intérêt aux yeux de certains développeurs (vous voyez ce que je veux dire ?), alors qui développera sur Flex 2 ?


Qui développera des applications de gestion en mode RIA sur Flex 2 si il ne s'agit pas de développeurs ? Certainement pas les Flasheurs. Ce n'est pas leur métier. Et le code qu'un Flasheur est capable d'écrire, c'est assez éloigné - pardonnez-moi de dire ça - d'une application de gestion qui respecte des Blue Prints d'architecture, qui gère les aspects transactionnels, est capable de monter en charge, peut être mise à jour, etc, etc ...


Etre dévelopeur, ça ne s'improvise pas !


Alors que pendant ce temps là, c'est ce que je répète tout le temps, avec Silverlight, nous conduisons les 5 ou 6 millions de développeurs .NET à travers le monde à devenir des développeurs d'applications en mode RIA. Sans devoir tout ré-apprendre. En capitalisant sur leurs acquis, sur leurs investissements personnels et ceux de leurs employeurs.


En attendant, force est de constater que les développeurs Flex sont visiblement une ressource rare...


Vous comprenez la différence entre Flex et Silverlight ? Pour moi, c'est une évidence...

Comments (5)
  1. niko says:

    C’est toujours simple et evident de parler de qu’on connait pas en fait.

  2. CLaueR says:

    @niko : Certes, mais ça marche dans les deux sens 🙂

  3. Ca donne encore plus envie d’assister au Tour de France silverlight ^^ (Dommage que je suis rue de l’U Jeudi alors que tu seras à Toulouse…:p)

  4. Avec Silverlight, les développeurs .Net peuvent réaliser rapidement des RIA sans être perdus.

    Je ne connais pas le nombre de développeur Flex mais pour un produit qui est maintenant en version 2 (même 3..), je trouve qu’il manque d’ampleur dans le monde des entreprises. Maintenant peut être me trompe-je…je n’ai pas de chiffres fiables sur Flex.

    Je reste cependant persuadé qu’il faudra attendre quelques mois, une fois les versions finales présentes et exploitées, pour se rendre compte de l’impact de ces technologies.

    Aussi, et je profite de ma place d’étudiant pour signaler un point important : ActionScript qu’importe sa version n’est pas (souvent) présent dans les programmes tandis que des langages comme JavaScript ou (mieux) C# le sont depuis des années et possède donc un atout majeur sur ce point.

    L’aspect communautaire et ressource sur le net n’est pas à négliger, la plateforme .Net possède une communauté déjà très importante et toujours grandissante.

    Le point sur lequel Adobe peut faire une réelle différence serait au niveau de l’intégration des designers et autres acteurs de la réalisation des applications puisqu’avec des outils comme Thermo, on voit vite que les designers retrouvent leurs outils privilégiés ou du moins une interface similaire sans être obligés de passer par des exports et imports qui peuvent être laborieux…

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